[Livre] Les îles de Pertevue, par OraNN

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[Livre] Les îles de Pertevue, par OraNN

Message par OraNN le Mar 26 Mai - 13:39

J'aime particulièrement ce récit que je viens d'écrire (en toute modestie) pour décrire les différentes îles de l'Archipel. Cool

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Les îles de Pertevue

Par Stenar Critius, cartographe de la Légion, détachement de Fort Sphérène

[note de l’éditeur : la première édition de ce livre date de 3E289, certains noms ont pu changer de même que certaines informations sont aujourd’hui erronées]

J’ai été nommé cartographe aspirant il y a peu et affecté à mon premier poste dans l’Archipel de Pertevue. C’est un lieu reculé, loin de Tamriel et surtout proche d’Akaviir. Ma mission consistait à établir une première carte et les descriptions correspondantes des îles de l’Archipel.

Mon premier réflexe fut d’essayer d’entrer en contact avec le peuple des elfes insulaires, habitants indigènes des lieux. La tâche ne fut pas facile tant ce peuple n’avait pas l’habitude de s’entretenir avec l’Empire. D’ailleurs je compris vite que la géographie n’était pas une matière qui les intéressait et qu’ils n’avaient jamais songé à dresser une carte des terres alentours. Ainsi, j’étais le seul et premier cartographe qui foulait le sol de ces îles et je devais donc partir d’un parchemin vierge pour mener à bien ma tâche.

La Légion me confia un petit navire plein de provisions et l’assistance de quelques hommes. Nous partîmes pour faire le tour de l’Archipel à la mi-Vifazur 3E287et pour dresser la première carte qui servirait de référence. Certaines îles étaient déjà connue car elles se trouvaient sur le passage des navires en provenance directe du continent, surtout au sud-ouest. D’autres que nous allions fouler étaient complètement inconnues. L’expérience était donc vraiment grisante.

La première île d’importance que nous remarquâmes fut Licemer. Je l’avais baptisée ainsi car le temps était clair et la mer très calme quand nous l’avions abordée. J’avais déjà consigné l’emplacement de nombreux îlots avant d’arriver là. Pourtant, Licemer était plus remarquable. Une petite baie nous accueillit pendant quelques jours, le temps que je fasse des relevés la nuit en fonction de la position des étoiles. Plus au sud, des sondages des fonds marins nous montrèrent que nous avions trouvé la limite australe de l’Archipel. Nous repartîmes donc vers le nord.

Une île presque ronde, et couverte d’arbres champignons retint notre attention. Je la nommai Epernia du nom d’une espèce particulièrement rare de champignons qui poussent dans les forêt de l’Archipel de l’Automne. C’était une sorte de clin d’oeil à cet Archipel situé de l’autre côté de Tamriel. Il y avait pas mal d’îlots dans cette zone et nous restèrent plusieurs semaines. La nuit, nous campions sur Epernia.

Le temps ne resta pas au beau fixe et nous dûment affronter une tempête alors que nous longions la côté de Pertevue vers le nord en ce début de Soufflegivre. Nous pûmes nous abriter sur une petite île mais notre voile se déchira. [note de l’éditeur : cette île se nomme aujourd’hui île du Vent]. Nous étions trop loin pour espérer des secours venus du Fort Sphérène. Nous réparâmes tant bien que mal mais nous ne pûmes repartir qu’au moment où le reste de l’Empire devait être en train de célébrer la fête de l’Empereur, à la fin du mois de Soufflegivre, et de participer aux somptueux carnavals pour l’occasion. Une chance pour nous, l’automne n’avait pas encore complètement enveloppé la nature de son manteau froid et humide. L’Archipel semblait bien bénéficier d’un climat plutôt clément.

La nature des îles changea à mesure que nous montâmes vers le nord. Nous longeâmes des falaises de calcaires blanches semblables à celle de la baie Sphérène [note de l’éditeur : aujourd’hui baie de Lindyl]. Une île coupée en deux par un chenal attira plus particulièrement notre attention avec ses rochers grisâtres, voir blanchissants. De même, des fumées sorties de la terre ou de la mer donnaient un aspect assez fantomatique. Je nommai cette île Ponanta, du fait de sa position. Il semble que cette île marque la limite ouest de l’Archipel.

Notre route se poursuivit en longeant la côte toujours vers le nord. Mais cette côte était plutôt pauvre en îles… Au loin, nous aperçûmes la capitale des elfes insulaires que nous nommions Quiteterre. Les fonds marins se firent moins profonds quand nous filâmes plus vers l’est. Les hauts-fonds et les récifs étaient dangereux alors que nous longions un marais. La côte nord de Pertevue était nettement moins hospitalière d’autant plus que l’hiver s’annonçait.

C’est en Soirétoile qu’un accident survint. Notre navire s’échoua violemment sur un rocher à peine immergé. La coque fut fêlée et un des légionnaires qui m’accompagnait passa par-dessus bord. Malheureusement, nous ne parvînmes pas à le récupérer. Le navire prenait l’eau par bâbord et nous dûmes très rapidement l’évacuer. La petite chaloupe qui nous servait parfois à débarquer sur les îles nous fut d’un grand secours. Ma crainte fut de perdre les parchemins qui contenaient tout mon travail de plusieurs mois et les premières cartes. Heureusement, nous pûmes maintenir bien au sec les rouleaux dans leur étui de cuir. Nous gagnâmes le rivage, non loin du village Wyrmer dénommé Xhaan.

Nous fûmes particulièrement bien traité mais la barrière de la langue resta un frein évident pendant longtemps. La langue de Cyrodiil ne s’était pas encore diffusée jusqu’à ce village perdu au milieu des marécages. Les Wyrmers nous aidèrent dans les jours qui suivirent à renflouer notre navire. Ils nous prêtèrent des barques ainsi que des planches et des outils. Deux semaines plus tard, nous pûmes reprendre la mer en aillant pris soin de les remercier autant que nous le pouvions.

Je ne pouvais pas cartographier tous les récifs de cette zone, ils étaient trop nombreux. Nous décidâmes donc que nous reviendrons pour une autre expédition. Avant de quitter la zone, nous baptisâmes une île à la limite nord de l’archipel : Septentria.

L’est de l’Archipel était enfin libre de rochers en surface. La navigation redevint plus aisée et il ne nous fallu qu’un mois pour répertorier les îles assez grandes de la région nord-est. L’une d’elle attira particulièrement notre attention, tout à l’est de l’Archipel. Il y a avait une grande montagne pointue en son centre. Je l’appelai Bénélis, du nom d’un des Wyrmers qui nous avait accueilli à Xhaan.

Nous savions qu’un village wyrmer se trouvait sur la côte est : Erridiz. Nous nous y arrêtâmes pour nous réapprovisionner. Les villageois furent très sympathiques et accueillants une nouvelle fois.

Il était temps de partir plein sud. Nous avions presque bouclé le tour de l’Archipel alors que nous entrions dans le premier mois de l’année. L’hiver s’était installé mais il était clément. Grâce à la mer, nous ne souffrîmes pas de gelée, ni de neige.

L’île aux crabes, ainsi fut elle baptisée car il y avait des crabes en grand nombre, nous paru très jolie avec son lac central et ses cascades. Nous contournâmes également trois îles très allongées. Nous prîmes la décision de les nommer les Trois Lames. Au sud de celles-ci, nous traçâmes la carte de la plus grande île de l’Archipel (en dehors de Pertevue). Il fallu plusieurs jours pour faire convenablement le tour et effectuer des relevés. En ce début de Clairciel, le mois portait bien son nom et les observations des étoiles furent splendides. Non seulement, je pus parfaire le calcul de la position de l’île et améliorer mes cartes, mais je pus aussi effectuer des observations astronomiques aux passages d’un astre chevelu. Je pris la décision de nommer cette île Filastre en cette occasion. [Note de l’éditeur : cette île a été renommée plus tard Minérastre quand un filon d’ébonite a été découvert dans les montagnes.]

Nous avions atteint l’extrémité sud de l’Archipel puisque les fonds marins plongeaient profondément au-delà de Filastre. Nous prîmes donc la direction de notre point de départ et en quelques jours, après avoir répertorié deux ou trois récifs et îlots supplémentaires, nous revîmes avec bonheur les falaises blanches de la baie Sphérène. Nous étions le 21 semailles 288 de l’ère troisième.

Le commandant du Fort Sphérène accueillit avec satisfaction les nombreuses cartes que j’avais tracées. Il déplora la mort d’un des soldats qui nous avait accompagné mais souligna l’importance de nos efforts. Les cartes ainsi tracées permettraient à l’avenir aux navires de mieux circuler dans l’Archipel et permettraient d’établir des voies maritimes régulières avec les différents villages. L’Empire s’était en effet engagé à désenclaver les villages wyrmers lors de la signature du traité d’alliance. Les routes pavées déjà en cours d’aménagement seraient bientôt complétées par des routes maritimes grâce à mon travail.

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